Le pouvoir du moment présent (The Power of Now)

de Eckhart Tolle

Nous sommes nombreux à passer du temps prisonniers d’un passé plein de regrets ou effrayés face à un avenir dont nous n’avons pas le contrôle. Tout cela engendre une souffrance dans le présent bien difficile à gérer au quotidien. 

Dans son livre, le Pouvoir du moment présent, Eckhart Toll nous apprend à nous détacher de ces sources de souffrances, pour vivre ici et maintenant. Le pouvoir du moment présent est un excellent manuel pour tous ceux qui se sont déjà demandé ce que «vivre dans le présent» signifiait exactement.

Si toutes les souffrances ne sont pas égales, quand d’autres sont mêmes inévitables, il est tout de même possible de trouver la paix, sans prétendre que ce que l’on vit n’existe pas.

Pour vivre le moment présent, nous devons laisser notre esprit analytique, mais aussi l'ego, derrière nous. C'est notre mental, et non pas les autres et notre monde environnant, qui est à l'origine de nos problèmes au quotidien.

Si vous vous sentez stressé, voir oppressé par la vie, si vous cherchez des réponses, ou si tout simplement vous souhaitez vous ouvrir à d'autres horizons, alors ce livre est fait pour vous. Sous forme de dialogue et dans un langage simple et accessible, il vous apporte les clés pour véritablement rester connecté à la réalité d’aujourd’hui et se réaliser pleinement. 

Dans ce résumé, vous découvrirez que :

  • Le moment présent est plus important que le passé ou le présent

  • Vous vous n’êtes pas votre mental

  • Pour pouvez vous libérer de toute souffrance en vivant le moment présent

Chapitre 1 - Vivre le moment présent

Tout le monde recherche le bonheur, la paix intérieure et une vie qui vaut la peine d’être vécue. Or, nous avons souvent tendance à vivre dans le passé et dans le futur, deux choses dont nous n’avons absolument pas le contrôle. Nous nous rappelons de ces actions non réalisées, de cette dispute de la semaine dernière, où nous avons dit le mot de trop. Nous nous inquiétons au sujet de notre avenir professionnel ou personnel. Nous cessons de vivre en quelque sorte, et passons à côté d’un moment qui est pleinement à notre portée : le présent.

Seul le moment présent a de l’importance. Ce qui compte c’est MAINTENANT.

En effet, rien ne se produit vraiment dans le passé ou le futur. Ce que vous ressassez dans votre esprit n’existe plus ou pas encore. En réalité, les choses ne se produisent que dans un flot continu de moments présents

Ce que nous appelons le «passé» est en réalité un ensemble de moments qui ont déjà été présents. De même, «le futur» est constitué de moments présents qui ne sont pas encore arrivés. Nous avons donc tout intérêt à vivre ici et maintenant plutôt qu’ailleurs. Les regrets du passé ou la peur du futur nous paralysent, et nous empêchent d’avancer, de réaliser des projets. En somme, de Vivre le moment présent.

Peut-être faites-vous face à des défis aujourd’hui ? Vous avez peut être un projet important à réaliser. Plutôt que de dépenser votre énergie à vous demandez pourquoi vous n’avez pas fait telle ou telle chose, posez des actions dès maintenant

De même, en refusant de prédire le futur et en vous inquiétant de ce que les gens penseront de votre travail, vous feriez mieux de mettre en place dès MAINTENANT des stratégies susceptibles de changer le cours de votre vie.

Concentrez-vous sur le moment présent. Arrêtez de vous accrocher au passé et ne craignez plus l’avenir. Vous verrez à quel point votre vie s’améliorera de façon spectaculaire.

Chapitre 2 - Vous n’êtes pas votre mental

En tout début de livre, l’auteur raconte l’histoire d’un mendiant, «assis sur le bord d'un chemin depuis plus de trente ans». Alors que celui-ci demande à tous les passants une petite pièce pour vivre, une personne l’interpelle en lui demandant : « Sur quoi êtes-vous assis ? ». « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m'en souvenir. ». Or sous ce siège se trouvait une caisse remplie de pièces d’or.

Comme ce mendiant, nous passons souvent à côté de notre vie, sans nous rendre compte de tout le potentiel qui se trouve en nous. C’est en le découvrant que nous pourrons atteindre ce que l’auteur appelle l’illumination. C’est la découverte de notre véritable nature, de notre identité profonde, de l’Être, qui est supérieur au mental

En effet, l’une des principales causes de notre mal être, est très certainement notre constante identification à notre mental, plutôt qu’à notre Être. 

Le mental est à l’origine de notre incapacité d'arrêter de ressasser le passé et de nous inquiéter au sujet de notre avenir. Comme le rappelle l’auteur, «L'incapacité à s'arrêter de penser est une épouvantable affliction». Notre mental nous bassine constamment au sujet de notre incapacité à réaliser tel ou tel projet, à réussir un examen d’entrée ou à être heureux dans en couple.

Ne l’écoutez pas, car vous n’êtes pas votre mental. Le véritable VOUS, l’Être, est bien au-dessus de tout cela. Vous devez vous laisser aller à l’illumination, c’est-à-dire à la découverte de votre vraie nature, et fusionner avec l’Être. 

Le mental est source de malheur pour l’Homme, mais il est cependant possible de s’en libérer. Plutôt que d’être l’esclave de votre mental, de vos pensées négatives, vous pouvez choisir de les écouter, de les observer et de les voir disparaître. Prêtez attention à ces «vieux disques qui jouent et rejouent les mêmes chansons peut-être depuis des années». L’auteur parle dans ce cas là  « d'observer le penseur ». 

Ce penseur n’est pas vous. Il vous dit que vous n’y arriverez pas ? que vous n’êtes pas assez qualifié ? Observez-le, comme on regarde une voiture passer, puis avancez, car vous êtes au dessus de tout cela. En devenant témoin de vos pensées et en les voyant disparaître progressivement, vous retrouverez le calme et la paix.

Faites silence autour de vous, mettez de la musique et respirez profondément, en vous concentrant sur le moment présent : les notes du piano sortant de votre enceinte radio, les oiseaux qui chantent au dehors, le calme régnant autour de vous. Rien d’autre n’a d’importance que cet instant présent.

Chapitre 3 - Sortir de la souffrance par la conscience

«La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l'inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie. »

Même si vous vivez pleinement dans le présent, certains sentiments de tristesse et de douleur sont inévitables. Prenons par exemple la perte d’un être cher ou encore une souffrance que nous inflige physiquement une personne de notre entourage. Cette souffrance est bien réelle et il ne faut pas l’ignorer. Cependant, il y a risque, quand nous vivons de tels drames, de demeurer prisonnier de nos pensées, par notre mental.  Il nous faut faire une distinction claire entre nos pensées, le monde qui nous entoure et qui nous sommes réellement. Notre véritable Être est au dessus de ce monde créé par nos pensées. «Votre mental est un outil, un instrument qui est là pour servir à l'accomplissement d'une tâche précise. Une fois cette tâche effectuée, vous déposez votre outil ».

Être triste est un sentiment naturel, une chose pour laquelle vous n’avez pas besoin de vous sentir coupable ou honteux. Lorsque vous faites face à quelque chose de traumatisant et de douloureux, vous pouvez simplement l'accepter tel qu'il est et vivre avec ce que l’auteur appelle le «corps de souffrance». Pleurez s’il le faut et exprimez votre tristesse. Mais vous devez ensuite trouver le courage d’accepter votre situation telle qu’elle est. Car la souffrance que l’on crée dans le présent est une forme de résistance à ce qui est pleinement. Plus grande sera la résistance et plus grande sera la souffrance.

«L'intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d'identification au mental»

Si ce qui est arrivé ne peut être changé, vous pouvez vous éviter des souffrances inutiles, en souhaitant constamment, par exemple, que les choses soient différentes. Vous ne pouvez pas changer le passé et les choses sont comme elles sont. Vivre dans le présent ne signifie pas ignorer ou supprimer la douleur. Au lieu de cela, cet exercice quotidien vous donne la force intérieure d'accepter les blessures du passé, en croyant aujourd’hui en un avenir meilleur.
Dans le présent, tout existe encore. En vous lavant les mains, vous pouvez ressentir l’eau couler sur vos mains et la sensation qui l’accompagne. C’est en profitant de tels moments, aussi simples soient-ils, que vous développerez votre propre illumination.

Chapitre 4 - Des clés pour vivre dans le moment présent

Si vous recherchez la paix et la sérénité, vous devez laisser de côté votre mental. Ne cherchez pas votre MOI en lui, car il vous mènera à une version orgueilleuse et malveillante de vous-même appelée l’EGO. «Les besoins de l'ego sont infinis. Comme celui-ci se sent vulnérable et menacé, il vit dans un état de peur et de besoin».

L’ego nous pousse le plus souvent à aimer notre corps de souffrance et constamment justifier notre souffrance. C’est lui qui nous pousse à refuser d’accorder le pardon, ou qui nous fait croire qu’en ressassant constamment le passé ou nos échecs, les gens seront beaucoup plus présents à vos côtés. L'ego «cherche constamment à s'accrocher à quelque chose pour maintenir et renforcer son sens illusoire de soi». Beaucoup de gens craignent qu’en cessant de souffrir ou de se plaindre, elles perdraient leur identité : il n y a rien de plus faux. Vous n’êtes pas votre corps de souffrance, ni votre Ego. En plus de vous dissocier de ce dernier, vous devez aussi faire la différence entre deux concepts présentés par l’auteur  : le «Temps Horloge» et le «temps psychologique».

Le temps horloge nous permet de régler des aspects pratiques de la vie comme la prise d’un rendez-vous, la cuisson d’un gâteau ou encore la réalisation d’un projet à une date précise. Ce temps nous aide aussi à tirer partie d’une expérience passée, pour mieux vivre dans le présent et préparer l’avenir. C’est grâce à lui que l’avion est l’un des moyens de transport les plus sûrs au monde. En effet, au lieu de s'inquiéter de perdre la vie en prenant un avion, les ingénieurs et techniciens ont fait le choix d’apprendre des erreurs du passé pour être plus efficace aujourd’hui et demain. Dans le temps horloge on ne s’identifie pas à son passé, mais on apprend de lui. Revenez immédiatement au moment présent quand les choses pratiques ont été réglées.

Le temps psychologique quant à lui est l’identification au passé et la projection vers l’avenir. C’est ce temps là qui est source de souffrance. Il vous dit que vous n’êtes pas la personne la plus compétente pour votre poste, à cause des erreurs du passé. Si vous ressassez constamment le passé et vous vous sentez coupable, vous tombez dans le piège du «temps psychologique»

En apprenant à vivre dans le temps présent et à avancer grâce au temps horloge, vous parviendrez à vous libérer du passé. La vie, c'est maintenant.

Chapitre 5 - Les stratégies du mental pour éviter l’instant présent

Être libéré du temps c’est faire le choix de vivre dans l’instant présent.  «Lorsque chaque cellule de votre corps est tellement présente que vous y sentez vibrer la vie et que, chaque instant, vous la ressentez comme la joie d'Être, on peut dire, alors, que vous êtes libéré du temps.».

Beaucoup, s’ils parviennent à se libérer du temps qui passe, ont tendance à osciller entre celui-ci et divers niveaux d’inconscience, qui est l’identification au mental. 

Avez-vous déjà essayé de vous concentrer sur une tâche précise, avant d’être interrompu par un collègue, un bruit de fond ou votre chat qui fait son entrée dans la pièce. Toutes ces sources de distractions, pas toujours mal intentionnées, peuvent vous pousser dans un état propice à une identification à votre mental. 

Prenons l’exemple d’un de vos collègues qui vous rappelle une tâche que vous avez omis d’effectuer. Celle-ci peut ensuite être susceptible de vous en rappeler une autre, similaire, mais qui a échoué dans le passé. Cette pensée peut éveiller en vous des sentiments de tristesse, voire de colère. C’est votre mental qui lutte alors pour vous empêcher de demeurer dans le moment présent.

«Être libéré du temps, c'est psychologiquement ne plus avoir besoin du passé pour assumer votre identité ni du futur pour vivre votre plénitude»

Alors comment s’y prendre ? C’est simple, vous devez observer encore une fois votre mental et vous demandez ce que vous devez faire ensuite. Vous découvrirez peut être de la colère vis à vis de ce collègue malveillant et prétentieux. Pourquoi ne pas dans ce cas en parler avec lui de façon diplomate. En discutant, puis en lui accordant votre pardon si nécessaire, il ne devrait plus être pour vous une source de projection dans le passé.

La présence c’est l’exclusion du passé et du futur, pour vivre maintenant. Elle donne accès à votre Être spirituel, en communion avec le divin, à l’exemple du Christ. En recherchant dans la vie plus de conscience de l’instant présent, votre paix n’en sera que plus grande.

Chapitre 6 - Savoir différencier le corps physique du corps subtile

« “De l'eau ? Qu'entendez-vous par là ? Je ne comprends pas.” Voilà ce que dirait un poisson s'il avait un esprit humain.»

Vous connaissez sûrement l’expression être comme un poisson dans l’eau. Le poisson, parce qu’il est naturellement présent dans cet espace, se fond presque en lui, sans se demander ce qu’il en est. L’eau fait partie de lui, tout comme l’Être fait partie de nous. Pour l’auteur, «L’Être est votre MOI le plus profond». On peut le ressentir, il suffit de fermer les yeux pour être en contact avec lui. Il ne s’agit pas ici de nier son propre corps, mais de réaliser que votre véritable nature est beaucoup plus profonde que votre aspect physique.

En vous concentrant sur votre être spirituel, vous parviendrez à une plus grande paix intérieure. Vous serez capable de dire aux autres, en tant qu’être spirituel : «Ne vous inquiétez de rien», la Bible, épître aux philippiens chapitre 4 verset 6.

Prendre conscience de son corps spirituel ou subtile, permet aussi un ralentissement de la vieillesse et un renforcement de son système immunitaire.

«Ce que vous percevez comme une structure physique dense et nommez le corps, qui est sujet aux maladies, à la vieillesse et à la mort, n'est pas réel en fin de compte. Ce n'est pas vous».

De plus, contrairement au corps physique, votre corps spirituel favorise une meilleure communication avec autrui. Ainsi, au lieu de discuter de mental à mental et de créer des conflits, vous pourrez créer un espace d’échange vertueux, et communier de spirituel à mental, ou mieux encore, de spirituel à spirituel.

Si vous ne devez pas négliger votre corps physique, ne lui accordez pas la totalité de votre attention. Au lieu de cela, cherchez à ressentir votre corps spirituel par la prière ou la lecture d’ouvrages spirituels.

Chapitre 7 - Il est possible de trouver la paix intérieur

Il est important de distinguer le bonheur de la paix. Face à la perte d’un être cher, il est difficile d’être heureux. Cependant, il est possible de trouver la paix quand même. 

«Le bonheur dépend de conditions perçues comme étant positives, pas la paix intérieure».

Savons-nous vraiment ce qui est positif et ce qui ne l’est pas ? Le négatif existe-il vraiment ? Comment se fait-il que de nombreuses personnes aient atteint l’illumination grâce à la souffrance et la perte ? Pour eux, les tragédies auxquelles ils ont pu faire face furent sources d’enseignements profonds. Elles les ont appris à se dépouiller de l’Ego accusateur, pour revêtir l’être spirituel et lâcher prise en acceptant le présent.

«Quand une situation négative se présente, une leçon est profondément cachée en elle, bien que vous ne puissiez pas la voir à ce moment-là». Accepter cela c’est faire une faveur aux autres et à soi-même, et trouver la paix intérieur. La vie est un cycle perpétuel. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Après la pluie, il y a le beau temps. De même, après une souffrance, il peut y avoir la paix intérieure. Résister à cela est automatiquement source de douleur. Il ne s’agit pas ici de prétendre quoi que ce soit, comme si rien ne s'était passé. Il s’agit simplement d’accepter le cycle perpétuel de la vie. De nombreuses personnes avant vous ont vécu des souffrances similaires aux nôtres, parfois pire. Mais parce que leurs regards étaient portés sur le moment présent, elles ont gardé leur paix intérieure, sans nier la réalité de leur situation.

Lorsque vous acceptez pleinement de vivre ce qui est, il n'y a plus vraiment de souffrance ou de bien être, de joie ou de tristesse. Juste un état de présence. «Si l'on examine les choses du point de vue du mental, par contre, on trouve les opposés bien-mal, plaire-déplaire, aimer-haïr».

Faites de votre mieux en acceptant ce qui est. En effet, l’acceptation vous libère du mental, et vous connecte à l’Être, qui lui, est fort et immortel. Comme le dit le philosophe et empereur romain, Marc Aurèle : «Accepte tout ce qui vient à toi et qui est tissé dans la trame de ta destinée, car quoi d'autre pourrait convenir le mieux à tes besoins ? ».

Conclusion

Le livre d’Eckhart Tolle est un manifeste pour le véritable lâcher prise et la recherche de la paix intérieure. Pour cela, il nous faut vivre le moment présent aussi souvent que nous le pouvons. Si le passé peut nous aider à prévoir, anticiper ou planifier, nous ne devons pas y rester. Idem pour le futur. Seul le présent est réel. La vie, c’est maintenant que nous devons la vivre.

Ce qu’il faut retenir de la lecture de ce résumé :

  • Vivre dans le présent est la clé pour vivre la paix intérieur

  • Vous n’êtes pas votre mental et il ne doit pas prendre le contrôle de votre vie ;

  • Il est possible de se libérer de la souffrance, qu’elle soit dans le présent ou le passé ;

  • Si vous ne devez pas négliger votre corps physique, votre corps subtil ou spirituel permet de vieillir moins vite et d’être en meilleur santé ;

  • Il est possible d’être en paix, bien au-delà du bonheur ;

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