Tous winners : Comprendre les logiques du succès pour réussir

Par Malcolm Gladwell

Photo by Razvan Chisu on Unsplash

Quels points communs existent-ils entre Mozart, les Beatles et Bill Gates ? En quoi les vedettes des meilleurs championnats américains doivent-elles leur succès à leur date de naissance ? Pourquoi les Asiatiques sont-ils doués pour les mathématiques ?

Alors que la norme du succès serait, pour beaucoup, le fruit d’un génie héréditaire, dans son livre, Malcolm Gladwell vient briser ce mythe. 

Avez-vous déjà entendu parlé d’une success story basée sur la chance ? Jamais ? Normal, étant donné que la plupart des histoires à succès sont présentées comme étant le fruit d’un travail acharné et d’une détermination à tout épreuve. Et si le chemin vers le succès était composé de bien plus que du travail acharné.

Malcolm Gladwell en est convaincu : le succès n’est pas seulement le résultat d’un dur labeur. Et c’est à travers l’histoire de personnages aussi normaux que vous et moi, que l’auteur présente une formule que l’on pourrait tous appliquer au quotidien pour atteindre nos objectifs ou aider nos proches à le faire.

Pour L’auteur, le succès est à la portée de tous. Les prodiges doivent en effet leur succès à tout un ensemble de facteurs extérieurs comme le timing, la culture, la famille, la classe sociale et bien évidemment le travail.

Dans ce résumé, vous découvrirez pourquoi votre réussite sociale est à votre portée. Vous verrez également :

  • Pourquoi les beatles sont devenus l’un des groupes de musique les plus célèbres au monde 

  • En quoi votre date de naissance ou celle de vos enfants peut avoir un impact sur votre succès ou le leur

  • Pourquoi les meilleurs dans leur domaines comptabilisent plus de 10000 heures de pratique

  • Comment vous pouvez tirer partie de ce livre pour vous réaliser personnellement

Chapitre 1 - Le succès n’est pas qu’une affaire de travail

Le monde entier célèbre l’effort et le génie naturel. D’ailleurs, ne dit-on pas que l’on a “mouillé le maillot” pour parler de ceux qui ont tout donné lors d’un match de football ou de basket-ball. 

Quand on voit à la télévision un grand scientifique détenteur du prix Nobel, on le catalogue immédiatement comme un génie à qui tout réussi. On peut même être tenté de supposer qu’il possède un talent inné, un don transmis de génération en génération.

Pourtant, vous serez surpris d’apprendre qu’en mettant en place les bons ingrédients, il vous est également excellent dans des domaines aussi abstraits que la mécanique quantique.

Lorsque John Ellis Bush, dit Jeb Bush, se présenta au poste de gouverneur de l'État de Floride, il se décrit lui-même comme un véritable Self-made man. Battu une première fois en 1994, il est finalement élu en 1998 avec 55 % des voix, face à son adversaire le démocrate Buddy MacKay. Son frère aîné, un certain Georges W. Bush, futur président des États-Unis, est lui largement réélu gouverneur du Texas. 

Quelle success story ! 

Sauf quand on se rappelle que Jeb Bush est le fils d’un ancien président de la république, George Herbert Walker Bush, dit George Bush senior. Qu’il est scolarisé très tôt à la Phillips Academy d’Andover, un collège privé élitiste du Massachusetts. Qu’il a travaillé au sein d’une grande banque commerciale et qu’en plus de son frère George Bush junior, d’autres membres de sa famille occupent des postes au plus haut sommet de l’Etat.

Nous mettons tellement l’accent sur le succès, qui est une finalité, qu’on en oublie tous les facteurs externes comme les relations familiales.

Pourquoi des filles et des fils d’ingénieurs finissent eux-même ingénieurs ou médecins ? Parce que bien au-delà du travail qu’ils fournissent, ils sont élevés dans un environnement suffisamment stimulant pour suivre le même parcours que leurs proches.

Jeb Bush qui rêve d’être président de la république dès l’âge de huit ans est tout sauf un hasard.

Malcolm Gladwell raconte l’histoire d’un jeune homme nommé Alex Williams. En consultation avec sa mère, le jeune patient argumente “comme un grand” avec le médecin de cette famille financièrement aisée, facilitant au passage son propre diagnostic. Selon l’auteur, ce genre d'interactions ne passerait tout simplement pas (ou alors difficilement) avec les enfants de classes plus pauvres. “Ils seraient silencieux et soumis, et détourneraient les yeux”.

Ce n’est pas un hasard si les personnes les plus fortunées le sont davantage malgré le temps qui passe. Un bon environnement est un gage de réussite pour ceux qui sont entourés d’opportunités et savent les saisir.

“Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a.”Matthieu chapitre 25 verset 29, La Bible selon Louis Second.

Si vous apprenez à vos enfants à faire preuve de respect et de présence, même face à des adultes, rien d’étonnant s’ils font partie de l’élite quelques années plus tard.

Le succès n’est pas qu’une affaire de travail acharné, mais également d’environnement et d’opportunités saisies. Il est à portée de tous.

Chapitre 2 - Le succès est asymptotique

S’il est presque obligatoire d’être suffisamment grand pour espérer réussir en NBA, faire plus de deux mètres trente ne vous garantit pas forcément le décrochage d’un contrat à plusieurs millions de dollars.

De même, le fait d’avoir un quotient intellectuel très élevé ne vous garantit pas d’avoir un prix Nobel. Vous vous demandez sûrement pourquoi ? 

Et bien les qualités comme posséder une grande taille ou un fort quotient intellectuel ont un seuil limite. Une fois celui-ci dépassé, ces qualités n’ont plus ou peu d’incidence sur la réussite. Ainsi, si vous faites deux mètres trente et qu’une autre personne fait dix centimètres de moins, il est tout à fait possible que vous passiez à côté d’une grande carrière à cause d’elle. En effet, au-dessus des deux mètres, quelques centimètres en trop n’ont que peu d'incidences sur les performances d’un joueur de basket.

Dans le livre, Malcolm Gladwell prend l’exemple d’étudiants en droits issus de milieux défavorisés, ayant bénéficié de bourses spéciales pour étudier dans de grandes universités. Si durant leur parcours scolaire, leurs résultats sont beaucoup moins impressionnants que leurs camarades issus de classes aisées, une fois diplômés, ces étudiants occupent souvent des postes tout aussi bien rémunérés que leurs anciens camarades aisés.

C’est en cela que la réussite est asymptotique et c’est une très bonne nouvelle en soi, car cela signifie que le temps peut être un facteur déterminant dans le gommage des inégalités. Des personnes issues de milieux peu fortunés peuvent atteindre des niveaux plus élevés en société.

Si des facteurs innés comme la condition physique ou le milieu social peuvent influencer la réussite, passé un certain seuil, d’autres facteurs doivent entrer en jeu.

C’est pour cela que des entreprises comme Yahoo!, alors leader dans le domaine de la recherche en ligne dans les années quatre vingt dix, a progressivement perdu sa place face à des entreprises innovantes comme Google. 

On retrouve la même histoire avec IBM, qui fut durant des années leader mondial dans la micro-informatique. Créée en 1911, l’International Business Machines est la pointe sur toutes les avancées dans ce qui n'est encore que le début des ordinateurs : premiers disques durs, invention de la disquette, uniformisation de l'informatique, invention de langages de programmations,... . Alors que cette entreprise mettait toute son énergie dans le développement d’outils gigantesques à destination des grosses entreprises, Apple et Microsoft décidèrent de s’attaquer au grand public. C’est durant cette période que furent construits les ordinateurs personnels tels que nous les connaissons aujourd’hui. 

Passé un seuil, et même si vous êtes leader dans votre domaine ou aisé, vous devez vous tourner vers d’autres facteurs comme les connexions sociales ou même la chance.

Chapitre 3 - Les meilleurs dans leur domaine passe au moins 10 000 heures à s’exercer

Si le talent et un bon environnement social sont des facteurs importants dans la réussite, travailler durement y contribue fortement aussi.

Avant d’être des stars mondiales, les Beatles, l’un des groupes de rock les plus connus de l’histoire, passèrent des heures à jouer dans des bars où personne ne les connaissait. En 1960, alors qu’ils n’étaient qu'un groupe de rock anglais sans le sou, ils sont invités à jouer en Allemagne dans une boite de strip-tease de la ville d’Hambourg. Ce que John Lennon, leader du groupe, dit à propos de cette étape de leur vie est très édifiant :

“Nous avons progressé et avons pris confiance en nous. C’était inévitable. Devant des étrangers , ça nous convenait : nous devions encore faire plus d’efforts, y mettre tout notre coeur et toute notre âme, nous dépasser”

Les Beatles jouaient à ce moment quasiment sept jours sur sept, et jusqu’à tard le soir. Ce sont ces nombreuses heures de travail acharné qui leur a permis plus tard d’être un groupe de renommée mondiale.

Prenons à présent l’histoire de Bill Gates, cofondateur de Microsoft et homme le plus riche du monde durant plusieurs années d'affilée. Vous connaissez sûrement l’histoire du génie de l’informatique, qui, passé par l’université d’Harvard, laissa tout tomber pour co-fonder l’une des sociétés du numérique les plus prospères de tous les temps. L’histoire de cet homme est cependant un peu plus complexe que cela.

Le père de Bill Gate était un riche avocat de la ville de Seattle, tandis que sa mère était issue d’une famille aisée. Précoce, le jeune Bill fut sorti de l’école publique pour être inscrit à Lakeside, une école privée ouverte aux riches familles de la ville de Seattle. L'école était l’un des rares à être doté d’un terminal suffisamment sophistiqué pour interagir avec un gros ordinateur situé au centre-ville de Seattle. C’est dans ce bel environnement que Bill fit ses premières armes en programmation informatique. Il passerait des heures à déchiffrer les mystères de ces machines peu utilisées du grand public à l’époque.

“C’était mon obsession, dit Gates à propos de ses premières années de collège. Je sautais les cours d’éducation physique. Je me rendais directement au local le soir. Nous (Bill et son ami et co-fondateur Paul Allen) programmions pendant les week-ends. Il s’est rarement passé une semaine sans que nous y consacrions vingt ou trente heures.”

Si le talent compte, vous devez vous préparer également à mettre les mains à la patte jusqu’à devenir suffisamment bon dans votre domaine. C’est le chemin que prennent les meilleurs des meilleurs : Cristiano Ronaldo, Kobe Bryant ou encore Michael Phelps. 

Plus tôt vous commencerez à pratiquer dans votre domaine, et mieux ce sera.

Chapitre 4 - Votre mois de naissance peut avoir une influence sur votre réussite personnelle

Au milieu des années quatre-vingt, Roger Barnsley, un psychologue canadien, fit le lien étonnant entre le mois de naissance et la réussite dans le milieu du hockey. Alors qu’il assistait à un match en famille, sa femme lui fit remarquer que quasiment tous les joueurs de d’une des équipes présentes étaient nés en janviers, février et mars. Plus tard, le psychologue fit des recherches et constata que ce phénomène concernait quasiment tous les joueurs de la ligue de hockey junior de l'Ontario. 

Comment expliquer cela ? Était-ce une simple coïncidence ? Sûrement pas. En réalité, ce phénomène est tout simplement dû à la date limite d’admissibilité par tranche d’âge fixée à janvier de l’année en cours.

“Un garçon qui a 10 ans le 2 janvier, peut alors jouer aux côtés  de quelqu’un qui n’atteindra pas cet âge avant la fin de l’année.”

Et forcément à l’adolescence, une différence d’une année est un atout majeur à la fois sur le plan physique que mentale. Imaginez-vous en train de jouer avec un gars qui fait dix centimètres que vous, et avec un peu plus de muscle. Le plus fort a, dans ce cas là, plus de chance d’être remarqué par son coach et donc de réussir. C’est ainsi que sortent du lot les futurs vedettes, nés plus près de la date limite.

Cette différence peut prendre place également en milieu scolaire. Dès la maternelle, les enfants à qui l’on donne des activités beaucoup plus stimulantes intellectuellement sont ceux qui sont propres et concentrés. Ainsi, deux enfants de trois ou quatre ans peuvent voir leur écart se creuser à peine rentrés dans le système scolaire. L’année d’après, les enfants “favorisés” auront les outils pour briller. Rebelote les années qui suivront. Et au pire, les enfants laissés pour compte peuvent grandir en pensant qu’ils ne sont pas suffisamment doués et abandonner en cours de route.

Être né en juin ou en décembre ne signifie pas pour autant que vous êtes voués à l’échec, bien au contraire. En être conscient devrait vous donner le courage de ne pas abandonner et de faire mieux même que les autres.

Comme Bill Gates ou les Beatles, mettez-vous au travail jusqu’à atteindre le niveau que vous rêvez d’avoir.

Chapitre 5 - L’année de votre naissance peut faire une différence dans votre succès

Le succès, tout comme l'échec peuvent parfois avoir des origines complètement inattendues.

Considérons une liste de quelques milliardaires qui ont marqué notre époque : Bill Gates, Steve Jobs, Jeff Bezos ou encore Elon Musk. Si chacun d’entre eux est très certainement doué dans un domaine bien précis, leur année de naissance a énormément joué sur leur succès personnel.

Il ne fait aucun doute qu’ils ont chacun largement atteint les 10000 heures de travail, plus ou moins requises pour exceller dans un domaine particulier. Mais afin d’être suffisamment prêt à révolutionner leur quotidien, ils ont également du naitre : suffisamment tard pour disposer, puis maîtriser, des technologies comme les terminaux informatique, mais suffisamment tôt pour saisir l’opportunité de vendre leurs idées avant tout le monde.

En fait, s’ils étaient beaucoup plus âgés au tout début de l’ère des ordinateurs personnels, ils auraient peut-être été moins enclins à prendre des risques. 

Être au bon endroit, au bon moment peut être un facteur prépondérant à la réussite. Faut-il encore savoir saisir des opportunités.

De nombreux individus sont devenus multimillionnaires entre 2008 et 2017, simplement parce qu’elles étaient présentes et informées de l’invention du Bitcoin et de la blockchain. Il n’a jamais été aussi simple de faire de l’argent qu’à notre époque. 

Alors qu’au début du vingtième siècle les créateurs de richesse étaient principalement des industriels et des banquiers, le vingt et unième siècle voit éclore une tout autre génération de millionnaires issues du monde internet : patron de réseaux sociaux, influenceur, youtubeur, …

Un paradigme est en sciences humaines et sociales, une représentation du monde, une manière de voir les choses à un moment précis. Ceux qui réussissent sont ceux qui savent identifier les changements de paradigmes pour en tirer des bénéfices. Des entreprises comme Apple ont su les voir arriver, tandis que d’autres comme Yahoo ont sombré petit à petit.

Vous n’êtes peut-être pas né-e en 1955 comme Bill Gates et Steve Jobs, mais comme eux, vous pouvez rester à l’écoute des changements de paradigmes et saisir toutes les opportunités qui se présenteront à vous.

Chapitre 6 - Sachez apprendre de vos erreurs pour mieux réussir

Il y a beaucoup à apprendre du monde de l’aéronautique. Ce n’est pas un hasard si l’avion est encore aujourd’hui l’un des moyens de transport les plus ŝurs au monde. Une action, comme ouvrir l'issue de secours, en pensant aller aux toilettes, peut empêcher tout décollage pendant plus de sept heures.

Au cours des 20 ou 30 dernières années, la sécurité aérienne s’est améliorée de manière considérable. Elle est arrivée à un niveau tel qu’il est presque difficile de faire mieux. Le nombre d'accidents ayant été divisé par plus de 300 en 60 ans.

Comment expliquer une telle amélioration ? Tout simplement par l’apprentissage. En effet, à chaque crash d’avion, des experts sont immédiatement dépêchés pour en comprendre les causes. La boîte noire ou enregistreur de vol, est un dispositif qui enregistre tout un ensemble d’informations durant le vol. Se sont ses informations qui permettent de déterminer les causes d'un incident ou d'un accident.

L’auteur raconte l’histoire d’un crash d’avion célèbre, celui du Korean Air, une compagnie aérienne privée sud coréenne, créée en 1969. Le commandant de bord, âgé de 42 ans, était en excellente santé et l’appareil, un Boeing 747, était en parfait état de fonctionnement. Alors que le vol s’était bien déroulé, l’avion finit par s’écraser sur une montagne quelques heures plus tard, en tentant d'atterrir. Deux ans plus tard, un autre crash frappa de nouveau la compagnie. Mais alors qu’elle fait figure de mauvais élève durant plusieurs années, elle reçoit en 2006 un prix la récompensant pour son excellence en matière de sécurité.

Ce revirement de situation n’a été possible qu’en étudiant minutieusement le passé des appareils de vols et des membres de son équipage. En faisant bon usage des erreurs commises, la Korean Air a su retrouver une place importante dans le milieu de l’aéronautique.

Sachez tirer partie de vos erreurs et utilisez-les pour mieux préparer votre avenir. Ne regardez pas le passé avec regrets, mais servez-vous de lui pour mieux dans le présent et excellent dans le futur.

Conclusion

Le succès est souvent la combinaisons de nombreux facteurs comme : 

  • La situation de famille

  • L’environnement

  • La date de naissance

  • Le travail acharné

Nous pouvons tous atteindre nos objectifs à condition de saisir toutes les opportunités qui nous sont présentées. Le succès est à la portée de tous ceux qui savent détecter un changement de paradigme. Plus tôt vous vous lancerez et pratiquerez, plus vite vous réussirez.

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