Les règles d’or du leadership : les clés pour apprendre à guider, influencer et inspirer

Par John C. Maxwell

Le Leadership, terme emprunté à l’anglais, définit la capacité d’un individu à mener ou conduire d’autres individus ou organisations dans le but d’atteindre certains objectifs.

On peut dire, en quelque sorte, qu’un leader est quelqu’un qui est capable de guider, d’influencer et d’inspirer.

John C. Maxwell s’intéresse à la thématique du leadership depuis l’âge de 17 ans. Une véritable passion qu’il exerce aussi bien en milieu professionnel, personnel, que spirituel. Il est en effet pasteur dans une église aux États-Unis. Selon lui, les milieux où l’on trouve des bénévoles sont parfaits pour développer son leadership. Il faut en effet réussir à convaincre de vous suivre des personnes qui travaillent souvent gratuitement, et qui, potentiellement, peuvent s’en aller à tout moment.

Le leadership n’est pas une qualité innée.

En effet, être un leader efficace s’apprend progressivement, grâce à des méthodes, des conseils et des mises en situation que l’auteur propose dans son ouvrage.

Cependant, devenir un grand leader ne vous sera pas uniquement utile à vous, d’ailleurs ce n’est pas le but premier.

En acquérant des compétences en leadership, vous apporterez un plus aux personnes qui vous entourent et qui comptent sur vous.

En lisant ce résumé, vous apprendrez comment devenir un excellent leader. De plus, vous apprendrez :

  • qu’un leader n’arrive jamais au sommet par lui-même, mais grâce à une équipe choisi efficacement ;

  • qu’être un leader demande une grande force de caractère , du fait notamment des remises en question permanentes ;

  • qu’il faut parfois faire face à des crises pour atteindre le succès ;

  • que les mauvais managers sont souvent ceux qui ont le moins confiance en eux ;

  • que le paramètre le plus difficile à gérer est l’humain ;

Chapitre 1 - Un leader doit prendre en compte l’aspect relationnel du leadership

Durant des années, on a toujours vu un leader comme une personne froide et éloignée de ses semblables. Cette vision du leadership a perduré jusqu’aux années 70, et l’on peut encore en voir les traces aujourd’hui.

N’avez-vous jamais fait face à ce collègue, cet ami, ce proche, qui trouvait son patron, son responsable, trop gentil, trop mou, pas assez dur. Comme pour signifier qu’être un leader, devait nécessairement impliquer de la raideur d’esprit.

Lorsque John C. Maxwell commence sa vie active, il se retrouve plongé dans cet univers-là, qui considère qu’un leader doit être poilu et dépourvu de sentiment. Cependant, il se rendit vite compte qu’une plus grande proximité avec ses collaborateurs avait pour conséquence une meilleure productivité et une meilleure ambiance générale. 

Ainsi, selon Maxwell les managers qui s’isolent et refusent tout contact avec leur personnel prennent le risque de nuire à leur efficacité au quotidien.Un bon dirigeant doit être là pour les autres et se rendre disponible.

Les meilleurs leaders de l’histoire, comme Jésus ou même Gandhi, se sont entourés de disciples avec qui ils mangeaient, discutaient et parfois se reposaient. En faisant cela, ils prennent le temps : 

  • de montrer la voie à suivre en montrant l’exemple ;

  • de faire des mises en situation pour permettre une croissance personnelle de celles et ceux qui les accompagnent ;

  • d’ajuster les choses et d’encourager.

C’est aussi cela être un bon manager. Plus vous connaîtrez vos collaborateurs, en les côtoyant, mieux vous pourrez les soutenir et les accompagner. Voici quelques conseils pour atteindre ce niveau de proximité avec vos collaborateurs :

  • ne vous imposez pas à eux simplement parce que vous êtes le patron. Rapprochez-vous des personnes, intéressez-vous vraiment à elles. Évitez le « Bonjour, comment tu vas ? », sans aucune saveur. Faites-le de manière naturelle et vrai en mentionnant de préférence le nom de votre collaborateur. « Bonjour Charles, comment vas-tu ? » ;

  • appréciez vos collaborateurs en tant qu’êtres humains, et non en fonction de leur statut social ;

  • Parlez avec eux, posez-leur des questions, sans être trop intrusif non plus. Faites les choses étape par étape. Peut être qu’un jour ils voudront bien vous parler de leurs soucis familiaux ou autres ;

  • faites en sorte que vos collaborateurs travaillent avec vous, et non pour vous. L’idéal serait encore qu’ils travaillent pour une cause. Les résultats n’ont seront que plus spectaculaires.

Choisissez d’avancer ensemble, dans le respect et l’ouverture d’esprit. Vous ne le regrettez pas.

Chapitre 2 - Un leader se sert des critiques pour mieux grandir

Aucun leader n’échappe à la critique, aux détracteurs et, de fait, à la remise en question personnelle et professionnelle.

Aucun président, leader politique ou spirituel, n’a échappé à cette loi. Parce que vous serez le garant d’un certain ordre établi, que vous voterez des lois peut être,…Pour tout cela, vous ferez face à la critique.

À l’image des meilleurs sportifs et autres personnes célèbres, ce sont celles qui sont le plus mises en avant qui sont aussi les plus critiquées.

C’est un fait. Une fois cette réalité acquise, le bon leader doit ensuite apprendre à gérer la critique et à s’en servir comme d’un tremplin.

Pour cela, face à la critique, évitez :

  • De l’ignorer totalement, il y aura souvent des choses à prendre et d’autres à laisser de côté. Mais qu’il s’agisse du bien, comme du mal, il y a toujours des choses à apprendre sur soi et sur les autres ;

  • d’en faire une affaire personnelle. Sachez faire la différence entre votre personnalité et le poste que vous occupez. Surtout si vous êtes à la tête d’une importante organisation. Vous ne serez pas toujours la personne visée, alors détendez-vous et apprenez de ces critiques ;

  • De passer à côté d’une expérience personnelle qui pourrait vous ouvrir les yeux sur une situation, une personne, vous-même peut-être.

Les critiques, les bonnes surtout, sont comme un feu : elles peuvent être un excellent révélateur de ce qu’il y a de solide en vous. L’or véritable ne craint pas le feu. Au contraire, ce dernier lui permet de révéler sa nature profonde : forte et pure.

De plus, sachez identifier la source de la critique. Qui en est l’auteur ? Un expert en commérage ? Apprenez à ne pas tenir compte des remarques négatives d’une personne dénuée de sagesse et notoirement pessimiste.

Demandez-vous aussi, dans quel état se trouve la personne qui émet cette critique ? Une personne, d’ordinaire, peut devenir froide, voire méchante, à la suite de circonstances personnelles particulièrement difficiles. Dans ce cas là, sachez prendre du recul et tenter de comprendre la personne.

Les gens blessés, blessés. Ce n’est pas toujours de leur faute, elles n’ont, malheureusement, que cela à offrir.

Apprenez également à vous connaître, sans vous enfermer dans un univers utopique. Acceptez-vous tel que vous êtes, tout en étant ouvert d’esprit.

Un bon leader doit faire preuve de forte maturité émotionnelle pour ne pas s’écrouler sous le poids d’une critique, bonne (constructive) ou mauvaise.

Ne vous focalisez pas sur ce que les gens pensent de vous. Regardez plutôt à qui vous êtes en « Réalité ».

Prenez de la hauteur. Ne perdez pas de temps ni d’énergie pour des personnes qui vous tirent vers le bas ou vous ralentissent. Toutefois, si vous sentez que la critique peut s’avérer constructive, donnez-leur le bénéfice du doute.

Voici un petit exercice pour vous aider face à la critique :

  • Notez vos points faibles. Soyez objectif avec vous-même. Posez ensuite les questions à quatre ou cinq personnes avec lesquelles vous entretenez des relations personnelles ou professionnelles. Y a-t-il des choses que vous devez changer ? Ou devez-vous, au contraire, accepter un trait de caractère remis en cause par vos détracteurs ?

  • Comment réagissez-vous face aux critiques ? Faites-vous preuve de patience et de réflexion ? Prenez toujours le temps d’écouter les gens, afin qu’ils ne vous le reprochent jamais. Ecoutez sans réfléchir à la manière dont vous répondrez à votre interlocuteur. Ecoutez, simplement.

  • Cherchez le positif dans le négatif. Lorsque la critique est réellement fondée, comment pouvez-vous l’utiliser à votre propre profit ?

La critique n’est donc pas forcément à bannir, si elle est constructive. N’hésitez pas à la soumettre à des personnes qui vous sont proches. Ne lui tournez pas le dos, acceptez-la, car elle peut être source de croissance personnelle.

Chapitre 3 - Un leader doit être réaliste

Un leadership efficace est un leadership réaliste. Nous avons tous le droit de rêver GRAND, d’être avant-gardiste et de voir plus loin que tout le monde. Cependant, cela ne doit jamais vous faire perdre le sens des réalités.

Le monde de l’entreprise n’autorise pas l’utopie, et incite à toujours rester prudent.

Imaginez par exemple une société dont le chiffre d’affaires est déficitaire depuis des années. Le manager a conscience qu’il doit effectuer des remaniements internes, et revoir sa stratégie d’ensemble. Mais si, parce qu’il croit aveuglément, à un changement qui viendra d’une ou plusieurs personnes produisant constamment le même effet, il décide de ne pas réagir, c’est la faillite assurée.

Soyez réaliste avec vous-même et avec vos collaborateurs.

«La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.» Albert Einstein

Si un collaborateur est inefficace ou si une stratégie mise en place ne fonctionne pas, soyez réaliste et faites les choses autrement.

Il ne sera pas forcément nécessaire de vous séparer d’un collaborateur, mais pourquoi ne pas l’assigner à une autre mission, et mettre une autre personne à sa place.

Beaucoup de personnes n’avancent pas, non pas par manque d’intelligence, mais pour la simple raison qu’elles ne sont pas toujours à leur place.

«Si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide»Albert Einstein

Être un bon manager c’est donc aussi savoir ouvrir les yeux sur la réalité des choses et prendre les décisions nécessaires.

Voici les questions à vous poser face à une situation qui nécessite une objectivité sans faille :

  • Tout le monde est-il d’accord sur ce point ou suis-je le seul à penser que tout va bien ?

  • Tous les problèmes sont-ils objectivement identifiables ? Peuvent-ils se régler concrètement ?

  • Quelles sont les possibilités d’action réelles et réalisables ?

«Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux (…) un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté (…) un temps pour se taire, et un temps pour parler;»Ecclésiaste chapitre 3, la Bible

Vos collaborateurs comptent sur vous. C’est pourquoi vous devez être capable d’anticiper et de prendre les décisions qui s’imposent à votre organisation, en toute objectivité.

Voici une méthode très simple à mettre en pratique, dans le cas où la réalité vous échappe :

  • avouez que vous êtes un irréaliste, si tel est le cas. C’est un premier pas vers le principe de réalité. Conscientiser ce problème, c’est déjà l’affronter ;

  • entourez-vous de personnes qui vous complètent, non qui vous ressemblent ;

  • sollicitez les avis de vos collaborateurs les plus fiables ;

  • n’hésitez pas à faire intervenir des consultants extérieurs, afin qu’ils posent un regard objectif sur votre organisation.

Définir non pas “votre réalité”, mais “la réalité” permet de savoir où vous allez et de quelle manière. Cela impacte toute votre organisation et agit sur sa croissance et son épanouissement.

Chapitre 4 - Le leader doit apprendre à simplifier les choses pour être plus productif

Bien souvent, une fois installé à son poste, un manager se retrouve submergé d’idées nouvelles et de projets en cours laissés par son prédécesseur. Autant de choses qui pourraient potentiellement altérer sa productivité.

Ainsi, pour un management optimal, il vous faut définir des priorités :

  • Quelles sont les tâches les plus importantes que vous devez accomplir sans gaspiller du temps ?

  • Quelles sont les tâches qui vous permettent à coup sûr d’être réellement productif et d’atteindre des objectifs concrets ?

  • Qu’est ce qui n’a pas marché dans le passé et qui subsiste encore aujourd’hui au sein de votre organisation ?

Si nécessaire, faites un nettoyage de choses qui risqueraient de nuire à votre productivité et potentiellement vous menez à l’échec.

Pour ce faire, et pour mieux cibler vos priorités :

  • entourez d’un ou d’une assistante compétente, et qui s’occuperait de tout ce qui ne requiert pas forcément d’urgence ;

  • ne perdez pas de temps à vous pencher sur tous les petits détails liés à votre organisation. Laissez faire les personnes compétentes, en les manageant ;

  • entourez-vous d’autres leaders au sein de votre organisation, qui vous représenteront dans les différents secteurs qui composent votre organisation ;

  • gardez le contrôle de votre emploi du temps. Ne laissez pas vos collaborateurs vous imposer des responsabilités supplémentaires (rendez-vous imprévus, dossiers, etc.). Gardez de l’énergie pour les tâches que vous seul pouvez et devez accomplir ;

  • n’arrêtez pas d’apprendre, en vous formant constamment.

Ces conseils sont aussi valables pour les futurs leaders que vous formez au quotidien.

Par exemple, posez-leur des questions afin de savoir s’ils sont aptes à mettre en pratique les conseils énoncés ci-dessus. Si tel n’est pas encore le cas, montrez-leur le chemin. Vous mesurerez de la sorte le potentiel de vos jeunes leaders.

Simplifiez-vous la vie au maximum et sachez tirer partie de la synergie au sein de votre équipe.

Chapitre 5 - L’échec pour un leader est le premier pas vers la réussite

Un manager débutant est très souvent emporté par l’enthousiasme, l’optimisme et la naïveté des premiers temps. Il fait preuve d’un excès de confiance qui le rend aveugle face à certaines réalités et est persuadé de pouvoir réussir sans commettre d’erreurs. Sans rencontrer d’obstacles ou peu, sur sa route. Il n'y a rien de plus faux.

Tout bon leader fait face à l’échec, à un moment ou à un autre. Il n'y a rien de mal à cela, bien au contraire.

Un échec est un signal d’alerte vous indiquant qu’une action menée n’est pas ou plus adaptée à une situation rencontrée.

Et si vous avez toujours agi d’une certaine manière, un échec peut être l’occasion de faire les choses autrement et de grandir dans sa connaissance de soi et du monde alentour.

L’échec est un diplôme.

Échouer avec succès, c’est-à-dire gérer vos erreurs tout en en retirant le maximum de bénéfices, est possible. Voici l’attitude à adopter :

  • reconnaissez vos faiblesses et vos propres erreurs. Un manager n’est pas exempt d’être impliqué directement dans un problème, voire même d’en être responsable. Le verbaliser rassurera l’entourage ;

  • L'erreur est une étape obligée vers le progrès. Ne culpabilisez pas pour cela. Apprenez à gérer les émotions qui accompagnent ce genre d’événements ;

  • tirez des leçons d’apprentissage de vos échecs. Ainsi vous les répéterez de moins en moins, puis plus du tout. Vous grandirez en maturité et en sagesse ;

  • identifiez les chaînons manquants, autrement dit les paramètres qui peuvent être cause d’échec. Amenez vos équipes à se poser les bonnes questions et à les confronter à la réalité du problème ;

  • N'ayez pas peur d’aller au-devant des nouvelles désagréables. Ne craignez pas non plus de questionner vos collaborateurs au sujet de vos propres erreurs. En parler ensemble est la promesse d’un progrès collectif.

Face à des collaborateurs angoissés par le fait de commettre des erreurs, rassurez-les. L’erreur est toute humaine, elle est naturelle.

N’hésitez pas à les inciter à prendre des risques et à expérimenter des situations inédites, tout en leur expliquant qu’ils ont droit à l’erreur sans être pour autant pénalisés.

Un bon leader peut commettre des erreurs, mais s’en servira toujours pour grandir et aller encore plus loin.

Chapitre 6 - Fédérer une équipe autour de soi et la garder n’est pas une tâche facile

S’il est vrai que la plupart des démissions et des départs au sein d’une organisation sont le fait d’un mauvais leadership, il faut aussi avouer qu’une équipe peut être amenée à évoluer pour des raisons autres qu'un mauvais management.

Les choses évoluent, la vie aussi. Et de ce fait, les gens aussi.

Ne vous inquiétez pas systématiquement des départs au sein de votre équipe, cela fait partie de la vie d’une organisation. Sachez cependant discerner les raisons liées à ces départs :

  • S’agit-il d’une volonté de s’épanouir autre part ?

  • Êtes-vous lié à cela ? Dans ce cas, quelles leçons devez-vous tirer ?

  • Le problème vient-il d’un autre collaborateur, influençant négativement d’autres ? En les soulevant contre vous ou votre organisation par exemple ? Dans ce cas n’attendez pas pour vous séparer de cet élément perturbateur, celui-ci pouvant infecter l’ensemble de votre équipe, voir détruire votre organisation ;

«Ce sont les petites gouttes d’eau qui font les grandes rivières.»

  • S’agit-il d’un harcèlement ou d’une pression subie par votre collaborateur par un autre ? Là aussi, ne laissez pas la levure faire lever la pâte et ôtez le mal du milieu de vous. Mettez aussi en place un règlement intérieur visant à éviter ce genre situations à l’avenir ;

  • Est-ce, venant de votre collaborateur sur le départ, une simple volonté de créer sa propre organisation ? Dans ce cas vous pouvez être fier d’avoir permis l’éclosion d’un autre leader.

Il peut être difficile de voir des personnes de notre équipe s’en aller. Surtout si un lien fort a été créé avec le temps. Mais sachez prendre du recul, en acceptant des départs, sans en faire une affaire purement personnelle.

Le bon manager, parce qu’il connait ses collaborateurs, sait gérer des départs, tout en gardant une équipe restante, motivée.

Voici les quatre types de managers sur lesquels vous ne devez pas prendre exemple.

Les managers dévalorisants

Ils se croient supérieurs, se montrent méprisants, et déprécient constamment leurs employés. Ce sont des manipulateurs.

Utilisez la technique inverse : identifiez la valeur de chacun de vos collaborateurs et la manière dont celle-ci s’intègre positivement à votre organisation. Des collaborateurs appréciés vous apprécieront en retour.

Les managers tyranniques

Ils demandent toujours plus, souvent dans le but pernicieux de satisfaire une ambition personnelle. Ce sont des dictateurs qui recherchent le profit personnel, en mentant ou en détournant les informations. Il n'y a de réalité que la leur, et ne sont ouverts à aucune proposition, aucune idée, ne venant d’eux-mêmes.

À l’inverse, faites preuve de plus d’ouverture d’esprit, d’intégrité, de cohérence et de capacités d’échanges. Vous n’en serez que plus apprécié.

Les managers incompétents

Un leader incompétent ne peut en aucun cas diriger une équipe compétente. Celle-ci ne manquera pas de se disloquer, faute de référent efficace.

Par ailleurs, sachez qu’un leader compétent n’est pas forcément charismatique. Tout est question de savoir trouver chez l’autre ce que vous n’avez pas, et à le mettre en valeur.

Les managers imprécis

Ils manquent de confiance en eux, et ne donnent pas de direction précise. Ils ne forment personne, car ils ont peur que quelqu’un prenne leur place. Toute personne qui se trouve au-dessus d’eux dans la hiérarchie représente une menace potentielle.

Vous au contraire, faites confiance aux autres, et accordez-leur des responsabilités au sein de votre organisation. Et s’ils venaient un jour à prendre votre place, vous pourrez profiter d’une retraite au soleil bien méritée.

Les départs sont une réalité dans à peu près toutes les organisations. Ne vous en voulez pas trop donc à ce sujet.

Cependant, prenez le temps d’en connaître les sources, pour vous améliorer premièrement, et offrir à votre organisation un encore meilleur cadre de vie.

Si donc des collaborateurs décident de partir, entretenez-vous avec eux, et traitez-les avec bienveillance. Ne laissez rien entacher votre image, ni celle de votre organisation.

Chapitre 7 - Les meilleurs décisions sont souvent prises en période de crise

La vie d’un manager est faite de hauts, mais aussi de bas. Les crises sont, la plupart du temps, inévitables. C’est d’avoir souvent le signe d’une croissance d’une organisation. Une petite rencontrera des petits problèmes, une plus grande en rencontrera de plus importants.

Face à cela, le leader doit avoir le courage de prendre les décisions nécessaires pour éviter dislocation de l’ensemble de l’organisation.

Vouloir plaire à tous n’est pas toujours une bonne méthode. C’est surtout dans ces périodes de défis ou de crises qu’un leader se révèle. Les actions qu’il met en place, les décisions qu’il prend sont autant d’étapes qui démontrent son savoir-faire.

Voici les caractéristiques de situations où le leader est le seul à pouvoir intervenir directement :

  • la situation qui comporte un risque : dans ce genre de cas (en temps de guerre, par exemple), un leader digne de ce nom doit être prêt à se mettre en danger pour la survie de ses équipes. Il doit montrer son pouvoir de leadership, envers et contre tous, si besoin ;

  • la situation qui engendre des conflits internes et externes : le leader doit, bien entendu, gérer ses propres réactions face à la difficulté, avant de gérer celles des autres. Un conflit interne vaincu est l’assurance de pouvoir contrôler un conflit externe avec sagesse ;

Les crises sont l’occasion de consolider votre rôle de leader, voir de le confirmer.

Churchill, qui est passé par une assez longue période de doute, a su retrouver une stature de leader lors de la seconde guerre mondiale.

En tant que manager, vous devez être capable de vous montrer à la hauteur de n’importe quelle situation, notamment conflictuelle. Ce sont des périodes charnières de votre vie, car votre réputation est en jeu. Peu importe le degré de complexité ou de risque, ne laissez jamais vos troupes livrées à elles-mêmes. Ce genre de défi vous permet de devenir un leader exceptionnel.

Un véritable leader se met en premier ligne, joue sa peau, pour le bien de son organisation.

Si le message de Martin Luther King résonne encore aujourd’hui, c’est en grande partie parce qu’il n' a pas hésité à aller au front, jusqu’à en perdre la vie.

Soyez ce leader d’exception, qui recule devant rien, pour le bien de tous.

Chapitre 8 - Un leader exceptionnel est toujours entouré de personnes exceptionnelles

Atteindre le succès demande un effort collectif. C’est l’union qui fait la force sur cette route pavée d’embûches.

Le succès d’un film, par exemple, n’est pas dû qu’au seul travail d’un réalisateur. Toute une équipe accompagne celui-ci , depuis le plus petit figurant, au producteur du film en passant par les acteurs, les scénaristes…

Un leader ne réussit jamais seul.

Sachez donc vous entourer des meilleurs. Des personnes parfois plus compétentes que vous. Cela ne fera que plus de bien à votre organisation.

Posez-vous toujours les questions suivantes : que puis-je réaliser avec d’autres personnes ? Que pouvons-nous faire ensemble ? Les personnes que vous dirigez doivent être à vos côtés.

À ce propos, il existe plusieurs types de personnes aptes à vous aider à gravir les échelons de la réussite :

  • celles qui vous font gagner du temps, en effectuant des tâches pour lesquelles vous n’êtes pas forcément opérationnel ;

  • des personnes qui sont capables de vous présenter des choix créatifs, innovants ;

  • d’autres qui vont toujours au terme de leurs missions, sans faire les choses à moitié ;

  • celles qui forment les leaders ou qui dirigent, en ayant les attitudes adéquates ;

  • celles qui ouvrent vos horizons et vous font sortir de votre zone de confort ;

  • celles qui vous mettent en relation avec des personnes qui peuvent vous aider.

En plus de mettre à profit ces aides précieuses, pensez à vous remettre en question le plus souvent possible, et à vous interroger sur divers points :

  • Qu’est-ce que j’apprends sur moi-même ?

  • Qu’est-ce que j’apporte aux autres ?

  • Ai-je de l’amour pour ce que je fais ? Pour les autres ?

  • Est-ce que je m’investis dans la formation des bonnes personnes ?

  • Suis-je quelqu’un qui hisse les autres vers le haut ?

  • Est-ce que je réfléchis suffisamment à mes méthodes de leadership ?

Autant de questions qui vous permettront de ne jamais stagner, de grandir et d’évoluer vers les sommets.

Conclusion

Un leader d’exception est un leader qui agit et inspire les autres.

Grâce au leadership, vous pourrez, simplement :

  • Suivre votre vision et à entraîner les autres avec vous ;

  • Produire un message durable ;

  • Renforcer la confiance et la loyauté de vos collaborateurs ;

  • Améliorer votre caractère et vos résultats ;

  • Créer d’autres leaders et emmener votre organisation vers les sommets ;

Ce qu’il faut retenir de ce résumé :

  • de nos jours, un manager doit obligatoirement prendre en compte l’aspect relationnel du leadership ;

  • les critiques sont un moyen pour le leader de grandir ;

  • un bon leader doit rester réaliste ;

  • La simplification est le moyen pour le bon leader d’être efficace au quotidien. Moins c’est plus ;

  • Les échecs sont un premier pas vers la réussite. Un bon leader sait les affronter ;

  • souder une équipe et conserver ses collaborateurs n’est pas aussi évident qu’il y paraît ;

  • les meilleures décisions sont très souvent celles qui sont prises en situation de crise ;

  • Un leader à succès est toujours entouré des bonnes personnes.

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