Comment devenir un optimiste contagieux

Par Shawn Achor

Bien souvent nous pensons que travailler dur, nous conduira à la réussite, et que si nous réussissons, nous serons heureux. Si seulement je pouvais décrocher ce poste ou encore perdre ces kilos, alors je serais heureux. Nous avons donc l’espoir que notre succès nous procurera un certain degré de bonheur.

En réalité, c’est l’inverse. Le bonheur n’est pas le résultat d’une réussite ou d’un dur travail, mais il est l’un des outils que nous pouvons utiliser pour augmenter notre performance, ainsi que notre qualité de vie.

C’est en partant de ce principe que l’auteur, Shawn Achor, aborde dans son livre sept concepts pour nous aider à développer notre bonheur et à réussir dans la vie, tout en s’appuyant sur les découvertes en neurosciences et sur son expérience.

Vous découvrirez donc dans ce résumé les origines du bonheur et ses effets positifs sur votre productivité. 

Vous verrez également :

  • Que le succès ne doit pas être le but à atteindre avant d’être heureux,

  • Que l’échec n’est pas une fin, mais un tremplin, et

  • Que 20 secondes peuvent suffire à obtenir de grands changements.

Chapitre 1 - La clé du bonheur n’est pas là où on le pense

Pendant de nombreuses années, la psychologie traditionnelle a analysé les comportements en les classant parfois dans la moyenne. Si nous agissons de telle ou telle façon, ou si nous pensons d’une certaine manière, alors nous sommes dans la moyenne. Sommes-nous moins heureux que la moyenne ? Moins épanoui ?

Ainsi, l’objectif de la psychologie traditionnelle est de ramener les personnes à ce qui est considéré comme la normale. Mais être normal, c’est simplement la moyenne. Et en se concentrant sur ce qui peut faire tomber les personnes en dessous de la moyenne plutôt que sur ce qui les élève au-dessus de celle-ci, nous empêchons les personnes d’aller au-delà, vers l'excellence.

C’est en prenant conscience de cela que la psychologie positive est née. Son principe est que si l’on étudie ce qui est dans la moyenne, nous restons simplement dans la moyenne.

En se basant sur cela, la psychologie positive examine ce qui fait que les gens excellent, dans le but ultime d'appliquer ces connaissances et d'augmenter ainsi la moyenne.

Le point qu’aborde également l’auteur est celui de ne pas se concentrer sur le négatif, mais au contraire de se concentrer sur le positif. Car après avoir vécu parmi les étudiants de Harvard pendant 12 ans et voyagé dans le monde entier pour essayer de comprendre ce qui élève les gens au-dessus de la moyenne, l'auteur a découvert que les gens qui réussissent le font grâce à leur interprétation spécifique de la réalité.

Il va dire que ce n’est pas forcément la réalité qui nous fait tels que nous sommes, mais c’est l’objectif par lequel notre cerveau voit le monde qui fait notre réalité. Et si nous pouvons changer cet objectif, nous pouvons non seulement changer notre bonheur, mais nous pouvons également changer l’avenir scolaire et professionnel de chacun.

Alors que l’auteur était à Harvard, ces amis lui ont demandé pourquoi perdait-il son temps à étudier le bonheur à Harvard. Car quelle raison sérieuse un étudiant d’Harvard pouvait bien avoir d’être malheureux ?

Cette question suppose donc que notre environnement influence directement notre niveau de bonheur, alors qu’en réalité 90% de notre bonheur à long terme n’est pas influencé par l’environnement, mais par la façon dont votre cerveau le perçoit.

Il a été découvert que seulement 25% des réussites professionnelles sont dues au Q.I. Les 75% restant des réussites sont dues à notre niveau d’optimisme, notre environnement relationnel, et notre capacité à voir le stress comme un défi plutôt que comme une menace.

En voyageant dans différents pays, l’auteur a découvert que la recette du succès et du bonheur qui est à la base de la plupart de nos modes d’éducation, de management, est : “Si je travaille plus dur, je réussirai mieux. Et si je réussis mieux, alors je serais heureux”.

Pourtant à chaque fois que notre cerveau réussit quelque chose, nous ne faisons que repousser les limites de la réussite. Et si le bonheur est de l’autre côté du succès, notre cerveau n’y arrivera jamais.

C’est pourquoi il est important d’inverser la recette. Recherchons le bonheur, pour ensuite réussir.

En étant heureux, notre cerveau est en mode positif. L’intelligence, la créativité et le niveau d’énergie augmentent. Il est donc 31% plus productif, ce qui le rend nettement plus efficace qu’en mode négatif, neutre ou stressé.

Vous découvrirez maintenant les sept principes à adopter pour augmenter votre bonheur, votre performance et votre succès.

Chapitre 2 - L’avantage du bonheur

Pendant des générations, nous avons été amenés à croire que le bonheur tournait autour du succès. Que si nous travaillons dur, nous aurons du succès. Et que seulement après avoir du succès, nous pourrons être heureux. Cette formule est erronée.

En réalité, c’est le bonheur qui est au centre, et le succès lui tourne autour. Ce qui amène au premier principe abordé par Shawn Achor, qui est celui de l’avantage du bonheur. 

Il est intéressant de noter que les personnes qui réussissent ne voient pas le bonheur comme une récompense pour leur dur travail. Mais, ils réussissent précisément grâce à leur mentalité positive, qui leur permet de tirer le meilleur parti de leur vie.

Quand nous sommes heureux, quand notre état d’esprit et notre humeur sont positifs, nous sommes plus intelligents, plus motivés et par conséquent nous arrivons à de meilleurs résultats.

De nombreuses données montrent que dans le domaine professionnel, des travailleurs heureux sont plus productifs, vendent davantage et ont de meilleures performances. Le bonheur renforce également la santé. En effet, les émotions positives ont un réel effet chimique.

Le bonheur est donc un sérieux atout pour notre vie. Alors, comment le construire ?

Dans un premier temps, vous pouvez commencer par apprécier les bonnes choses qui peuvent vous arriver tout au long de la vie. Il peut simplement s’agir d’une conversation agréable que vous avez eu ou encore le super repas que vous avez pu manger.

Trouvez également des activités qui vont vous permettre de vous entourer d'éléments positifs. Comme faire du sport ou sortir avec des amis.

Détendez-vous. Sortez, discutez, lisez un article. Puis visualisez votre réussite.

Chapitre 3 - L’état d’esprit

Bien que nous ne puissions pas faire grand-chose pour manipuler notre réalité, nous pouvons changer la façon dont nous traitons le monde et comment nous y réagissons.

Ainsi, le deuxième principe est celui du levier et du point d’appui. Dans le champ de la psychologie, nous pouvons maximiser notre potentiel grâce à la longueur de notre levier, c’est-à-dire quel potentiel et quelles possibilités nous croyons avoir, et notre point d’appui, la mentalité avec laquelle nous générons le changement.

Curieusement, la façon dont nous percevons nos activités quotidiennes, plus que les activités elles-mêmes, définit notre réalité.

Une réunion de travail, une tâche répétitive et fastidieuse peuvent paraître interminables. Alors que nos journées de vacances paraissent trop courtes. En adoptant un état d’esprit positif, nous pouvons donc transformer les tâches pénibles en un moment productif et plus rapide.

Si au lieu de nous focaliser sur les résultats nous nous connectons au plaisir de réaliser une tâche, nous profitons d’un état d’esprit qui conduit à la fois à une meilleure humeur et à de meilleurs résultats.

De la même manière que votre état d’esprit, ce que vous pensez de vos habilités impacte vos performances : plus vous croyez que vous avez ce qu’il faut pour réussir, plus vous maximisez les chances d’y arriver.

Par exemple, dans une expérience de 1979, un groupe d'hommes de 75 ans a été isolé pendant une semaine dans un environnement qui visait à recréer le sentiment de vivre en 1959, avec des vêtements d'époque, des journaux, etc. On a dit au groupe d'agir précisément comme si c'était en 1959 et qu’ils avaient 55 ans.

Lorsqu'ils ont ensuite été testés en force physique, posture, perception, cognition et mémoire à court terme, la majorité des participants se sont améliorés dans toutes les catégories ! Essentiellement, en changeant leur état d'esprit, ils ont changé leur capacité de performance.

La même chose se produit avec le bonheur. Nos circonstances extérieures ne prédisent que 10% de notre bonheur. Le reste dépend de notre état d’esprit. Plutôt que parler de poursuite du bonheur, il est plus exact de parler de création ou construction du bonheur. En effet, plus vous croyez en votre capacité de réussir, plus vous avez de chances d'y arriver.

Chapitre 4 - L’effet Tetris

Notre esprit adopte des schémas de vision du monde. Afin d’illustrer ce propos, prenons l’exemple d’une étude menée à Harvard. Les participants ont joué à Tetris pendant plusieurs heures par jour et cela pendant trois jours consécutifs.

Après quelques jours, les participants continuaient de voir des formes de Tetris tomber, ils s’imaginaient retourner les bâtiments pour les ranger plus densément dans la rue.

Ce qui peut paraître une hallucination, est en réalité un processus cognitif tout à fait normal. Cette obsession est connue sous le nom d’effet Tetris. Il s’agit là du troisième principe.

Cet effet se décline en deux variantes :

La première est l'effet Tetris négatif. Il s’agit du cerveau qui s’enlise dans des schémas qui nuisent à aux chances de réussite. Le fait d’être bloqué dans un modèle de pensée ou de comportement négatifs, montre que le cerveau est particulièrement efficace à détecter les choses négatives.

La deuxième est l’effet Tetris positif. Il s’agit de l’effet par lequel votre cerveau a été formé pour rechercher les opportunités qui augmentent le succès. Ainsi, plus votre cerveau est positif, plus vous deviendrez optimiste.

Donc de la même manière que nous pouvons entraîner notre cerveau à voir le négatif, nous pouvons aussi l'entraîner à voir du positif.

Pour cela, orientez votre attention vers le positif en écrivant trois bonnes choses qui se sont passées dans la journée. Cela peut être des choses simples comme le fait d’avoir appris une nouvelle chose ou une bonne blague qui vous a fait rire, etc. Répétez cela régulièrement, pour que votre cerveau reste constamment attentif aux événements positifs. Ce qui augmentera la qualité de votre journée, et donc la qualité de votre vie.

En travaillant sur cela, vous profiterez de trois outils très puissants : le bonheur, la gratitude et l’optimisme.

Chapitre 5 - Le rebond

L’échec est une étape vers le succès. Voici une phrase que nous avons probablement tous déjà entendu. Et c’est celle-ci qui illustre bien le quatrième principe qui est le rebond.

Une seule situation peut être vue sous différents angles, et ces perspectives sont très importantes lorsqu'il s'agit de votre bonheur et de votre succès.

Ainsi, après avoir fait face à une situation difficile, trois issues sont possibles :

  • L'événement négatif ne produit aucun changement, et vous finissez là où vous avez commencé.

  • Vous finissez plus mal après l'événement, c'est pourquoi vous avez peur des conflits et des défis.

  • Et la troisième issue est le fait d’utiliser l'adversité et l'échec pour devenir encore plus fort qu'avant. Il s’agit de la voie du rebond, celle qui permet de traverser les difficultés et de se retrouver à l’arrivée dans une situation meilleure que celle de départ.

Le fait d’utiliser cette troisième issue, c'est la différence entre ceux qui sont figés par l'échec et ceux qui en sortent. Ainsi, les personnes ne sont pas définies par les événements qui leur arrivent, mais plutôt par ce qu'ils sont capables de produire à partir de ces événements.

De plus, notre esprit crée des contre-réactions après la crise, c'est-à-dire des scénarios alternatifs qui nous aident à évaluer ce qui vient de se passer. Mais vous avez la possibilité de choisir ceux que vous voulez croire. Choisissez donc ceux qui vous font vous sentir bien et qui produisent des résultats positifs pour l'avenir.

Chapitre 6 - Le cercle de Zorro

Bien entendu, nous pouvons facilement savoir qu’il est difficile de courir un marathon si nous n’avons jamais fait de sport. Le cinquième principe se base donc sur l’idée d’avoir le contrôle et de se concentrer sur les petits changements, afin d’apporter les plus grandes améliorations. Il s’agit du cercle de Zorro.

L'un des principaux facteurs de succès est la conviction que nous avons le contrôle de notre avenir, et c'est en fait l'un des facteurs les plus importants de bien-être et de performance. Le sentiment de contrôle et la croyance que nos actions ont des conséquences, sont donc des leviers importants pour le succès.

Cependant, face au stress, notre sentiment de contrôle peut s’affaiblir et nous tombons dans un sentiment d’impuissance. Nous avons l’impression de ne pas pouvoir gérer la situation. Et quand nous mettons trop l'accent sur les choses que nous ne pouvons vraiment pas contrôler, nous devenons moins heureux et perdons notre motivation et notre confiance.

Mais ce sentiment de contrôle peut être récupéré, si nous concentrons nos efforts sur des petits objectifs que nous pouvons gérer.

Une façon de récupérer ce sentiment, est la prise de conscience. Traduisez vos émotions négatives par des mots. Notez ce que vous ressentez ou parlez-en à quelqu'un en qui vous avez confiance. Car le fait de traduire ses émotions négatives en mots diminue leur pouvoir.

À cela, focalisez-vous sur de petits objectifs et sur les aspects de la situation sur lesquels vous avez un pouvoir d’action. Ne vous attardez pas sur les choses qui sont hors de votre contrôle. Cela vous permettra de concentrer votre énergie et vos efforts sur les choses que vous pouvez influencer.

Et pour finir, ne travaillez pas sur plusieurs éléments en même temps. Car ce sont les petits succès additionnés qui donnent lieu à des victoires plus importantes.

Chapitre 7 - La règle des 20 secondes

Il n’est pas rare de prendre de nombreuses résolutions que nous tenons parfois quelques jours avant de les abandonner. Pourtant si nous les avons prises, c’est que nous savons qu’elles sont bonnes pour nous. Alors pourquoi les abandonner ? Et comment s’y tenir afin d’avoir de bonnes habitudes ? 

Pour commencer, la volonté à elle seule ne peut pas influer sur le changement. Il faut plutôt essayer de réduire au minimum les obstacles. En effet, la raison principale pour laquelle nous n’arrivons pas à tenir nos bonnes habitudes, c’est que nous comptons uniquement sur notre force de volonté.

Mais, de nombreuses études montrent que nous disposons d’une quantité limitée de force de volonté, qui s'épuise avec la surutilisation. C’est pourquoi, quand nous n’avons plus de volonté, nous abandonnons.

Ce qui nous pousse également à ne pas nous tenir dans nos bonnes habitudes, c’est la capacité de notre cerveau à être partisan du moindre effort. Il aime la facilité.

C’est pour cela, que nous devons réduire l’énergie physique et mentale nécessaire pour surmonter l'inaction. Ce sixième principe est donc basé sur la règle des 20 secondes.

L’idée étant de compliquer l’accès à la distraction que vous voulez éviter en mettant une barrière supérieure à 20 secondes entre vous et celle-ci. Et de faciliter l’accès aux bonnes habitudes que vous voulez mettre en place.

Par exemple, si vous souhaitez arrêter de perdre du temps avec vos jeux sur votre smartphone, vous pouvez tout simplement les désinstaller. Et si vous souhaitez entamer une nouvelle routine sport dès le matin, préparez vos affaires la veille. Ainsi en vous levant, vous n’aurez plus qu’à les prendre.

Il s’agit là de simples changements, mais qui peuvent faire une grande différence.

Chapitre 8 - L’investissement social

La seule caractéristique commune des 10% des personnes les plus heureuses est la qualité de leurs relations sociales. Le facteur social est donc un point très important dans le fait d’atteindre le bonheur, tout autant que le reste. C’est pourquoi le septième et dernier principe est celui de l’investissement social.

En effet, les personnes qui réussissent savent que leurs relations sociales sont un très bon investissement. Les interactions sociales nous remplissent de positivité et, à mesure que nous renforçons nos relations avec le temps, nous élevons notre seuil de bonheur.

Il peut parfois arriver que face aux situations stressantes de la vie ou à une charge de travail importante, nous nous focalisons essentiellement sur les tâches à réaliser, et nous éliminons le reste, comme les moments que l’on passe avec les collègues, ou encore les temps en famille ou entre amis.

Mais ceci n’est pas bon, car avoir des relations sociales permet de réduire le stress et permet de nous donner un certain recul dans certaines situations.

De plus, des chercheurs ayant mené une enquête auprès de 24 000 travailleurs américains ont confirmé que les personnes ayant peu de liens sociaux sont de deux à trois fois plus susceptibles de souffrir de dépression que celles ayant des liens sociaux.

Prenez donc le temps d’entretenir vos relations sociales, que ce soit au travail, en vous rendant à la pause en même temps que vos collègues. Ainsi que dans votre vie personnelle. Passez du temps avec votre famille et vos amis.

En agissant ainsi et en ajoutant à ce principe les six autres, vous augmentez votre niveau de bonheur, ainsi que votre réussite personnelle et professionnelle.

Conclusion

Le bonheur ne vient pas du succès, mais votre succès dépend de votre bonheur ! Dans son livre, Comment devenir un optimiste contagieux, Shawn Achor aborde les sept principes à adopter qui vous permettront d’augmenter votre bonheur, votre performance et votre succès. Et pour cela, commencez également à ajuster votre perspective vers les choses positives.

Entourez-vous de personnes positives et soyez vous-même une source de partage du bonheur. Car lorsque vous utiliserez ces principes pour apporter des changements positifs à votre vie, vous transformez inconsciemment les comportements des personnes qui vous entourent. Cela pouvant s’expliquer par l’effet papillon.

Soyez cette personne qui en utilisant l'avantage du bonheur peut changer positivement la dynamique d'un groupe, voir même le monde.

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